Donald Trump lance ce mercredi une offensive commerciale sans précédent en imposant de nouvelles taxes douanières, concrétisant ainsi les promesses martelées durant sa campagne électorale. Cette initiative, présentée comme l’inauguration d’un « âge d’or » pour les États-Unis, représente ce que beaucoup considèrent comme « la mère des batailles commerciales ».
Jusqu’à hier, le président américain travaillait encore à « mettre la touche finale » à son plan, dont l’ampleur et la portée demeurent entourées de mystère, selon les déclarations de la porte-parole de la Maison Blanche.
Caroline Levitt a affirmé que « demain marquera la fin du pillage de l’Amérique », précisant que le nouveau train de droits de douane entrera en vigueur « immédiatement » après l’annonce de Trump. Ces mesures seront dévoilées lors d’une cérémonie à la Maison Blanche, juste après la fermeture de la Bourse de New York, qui comme d’autres marchés mondiaux connaît déjà des fluctuations importantes.
L’attente a dominé les marchés asiatiques mercredi matin, ceux-ci oscillant autour de leur point d’équilibre dans l’expectative de précisions sur ces nouvelles taxes. L’administration américaine s’est abstenue de commenter les différentes hypothèses circulant dans la presse à moins de 24 heures de cette annonce majeure.
Sur le plan politique, Trump ne peut pas reculer complètement sur l’imposition de droits de douane qu’il a qualifiés de « plus beau mot du dictionnaire ». Il les a constamment présentés comme une baguette magique capable de relancer l’industrie américaine, de rééquilibrer la balance commerciale et de combler le déficit budgétaire.
Admirateur des politiques protectionnistes appliquées aux États-Unis à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, Trump balaie jusqu’à présent les inquiétudes concernant les risques d’inflation et d’effondrement boursier, lui qui a été élu sur la promesse de réduire le coût de la vie pour les Américains.
Depuis son retour à la Maison Blanche en début d’année, Trump a déjà augmenté les droits de douane sur les produits chinois et sur une grande partie des marchandises provenant du Mexique et du Canada, pays voisins, ainsi que sur toutes les importations d’acier et d’aluminium entrant aux États-Unis.
Le gouvernement mexicain a d’ailleurs revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2025 dès mardi, évoquant des incertitudes liées aux « tensions commerciales » avec son premier partenaire économique. Le PIB mexicain prévu oscille désormais entre 1,5% et 2,3%, contre 2% à 3% précédemment.
Après les droits de douane dont l’annonce est attendue ce mercredi, Washington prévoit d’imposer des taxes supplémentaires de 25% à partir de jeudi, 4h01 GMT, sur les voitures fabriquées à l’étranger et les pièces détachées.