Il l’avait promis, et il l’a fait. Le président américain Donald Trump a déstabilisé toutes les grandes places boursières de la planète avec l’entrée en vigueur redoutée des taxes douanières, annonciatrices d’un nouveau désordre économique mondial.
Cette décision, qui concerne tous les pays exportant vers les États-Unis, impose une nouvelle grille tarifaire allant de 10 à 25 %, voire davantage pour certains, comme la Chine, le principal adversaire économique de Trump. Le président américain a été critiqué et vilipendé de façon quasi unanime, y compris par les alliés traditionnels de Washington.
« Pour tous ceux qui veulent se dérober à ces taxes, a déclaré Donald Trump, je leur dis de venir investir aux États-Unis et d’y fabriquer leurs produits, pour nous aider à créer des emplois et relancer l’économie américaine, comme promis à nos citoyens. »
Mais loin de ce vœu, la riposte a été immédiate de la part des puissances capables de tenir tête au président américain, de le défier sur son propre terrain, et potentiellement de l’amener à reculer sur ces « taxes réciproques », un concept qu’il tente de populariser.
En première ligne : l’Union européenne, qui prépare une contre-attaque en multipliant les taxes sur les produits et services numériques — talon d’Achille des États-Unis. Parmi les premières cibles envisagées : les géants de la tech, dont Elon Musk, ami et proche conseiller de Trump, symbole de cette nouvelle économie américaine. L’Europe entend ainsi frapper au cœur même de la Silicon Valley, avec l’ambition assumée de bouleverser son hégémonie.
Cet affrontement économique entre les États-Unis d’un côté, et l’Europe et l’Asie de l’autre, risque d’avoir des répercussions graves sur l’économie mondiale. Croissance en berne, instabilité financière et menaces sur le développement des pays du Sud pourraient annoncer, à terme, un effondrement mondial.
Par Jalil Nouri
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