Vendredi 27 février 2026, l’aéroport international d’El Alto, porte d’entrée de La Paz perchée à plus de 4.000 mètres d’altitude, a basculé dans le chaos après le crash d’un avion militaire bolivien de type Hercules C-130. L’appareil, en provenance de Santa Cruz, transportait une cargaison pour le moins sensible : des billets fraîchement imprimés destinés à la Banque centrale.
Le bilan humain reste évolutif. Les autorités évoquent au moins 15 morts, tandis que la police locale parle d’environ 20 victimes, voire davantage, en plus de dizaines de blessés pris en charge dans les hôpitaux de la ville, qui ont rapidement lancé des appels au don du sang.
Selon les premiers éléments, l’avion a quitté la piste à l’atterrissage, avant de terminer sa course près d’une voie très fréquentée, provoquant d’importants dégâts matériels — plusieurs véhicules auraient été touchés — et une scène de panique amplifiée par des images virales sur les réseaux sociaux.
Mais c’est surtout la pluie de billets au sol qui a transformé l’accident en crise d’ordre public. Des habitants ont tenté de récupérer l’argent éparpillé, perturbant les secours. Les forces de sécurité ont été déployées en masse et ont eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.
Le président Rodrigo Paz a exprimé sa solidarité aux familles. Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes du drame. La Banque centrale a précisé que ces billets, n’ayant pas encore intégré le circuit de mise en circulation, n’avaient pas de valeur légale ; les caisses de billets ont été brûlées sur place sous contrôle des autorités.



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