Une commission mandatée par l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma s’est déplacée pour examiner des accusations de harcèlement visant un cadre éducatif. L’affaire concerne une enseignante du primaire en poste au sein des services de la direction provinciale du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement préscolaire et des Sports à M’diq-Fnideq.
D’après des sources informées, l’intervention de cette commission fait suite à un recours formel adressé par l’enseignante au ministre Mohamed Saad Berrada. Des copies de cette requête ont également été transmises à la directrice de l’AREF, Wafaa Chaker, à l’Institution du Médiateur ainsi qu’au gouverneur de la préfecture, Yassine Jari. Par cette démarche, la plaignante entend obtenir l’ouverture d’une investigation administrative et faire valoir ses droits.
Dans son courrier, l’intéressée affirme avoir été la cible de comportements qu’elle qualifie d’inappropriés et incompatibles avec les règles déontologiques de la fonction publique. Elle évoque notamment des propos à caractère ambigu et déplacé, estimant que sa situation personnelle en tant que femme divorcée aurait été exploitée. Elle précise par ailleurs n’avoir jamais été confrontée à de tels agissements au cours de ses précédentes affectations.
Pour étayer ses déclarations, la plaignante a joint à son dossier deux certificats délivrés par un psychiatre, attestant d’un suivi psychologique engagé à la suite des troubles qu’elle relie aux faits dénoncés. Ces éléments médicaux confèrent à l’affaire une dimension supplémentaire et soulignent la gravité des impacts allégués.
Par ailleurs, des informations font état de deux incidents similaires déjà signalés au sein de la même direction provinciale. Ces précédents alimentent les interrogations sur la capacité des structures concernées à garantir un climat professionnel respectueux et sécurisé, notamment pour les femmes employées dans l’administration.
Dans l’attente des conclusions de l’enquête et des éventuelles mesures disciplinaires, la direction provinciale de M’diq-Fnideq traverse une période d’expectative. Les regards sont désormais tournés vers les instances compétentes, appelées à faire toute la lumière sur cette affaire et à préserver la crédibilité de l’institution éducative.



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Rien ne peut justifier de tels comportements contre un membre du corps enseignant quel qu’il soit !!! Je suppose que cet harcèlement a un caractère sexiste relatif à la situation familiale de l’enseignante en question !! Une mesure disciplinaire s’impose à l’encontre de toute personne mise en cause quel que soit son rang ou son poste !!