Les partis marocains en ont fait, du moins, la promesse et comptent bien nettoyer les écuries d’Augias en prévision des futures élections législatives de septembre prochain, puis lors des municipales qui seront placées sous le même signe.
La sélection des candidats s’annonce, plusieurs mois à l’avance, plus regardante que par le passé, avec des dossiers passés au peigne fin dans les commissions dédiées, une étape suivie par celle de l’examen et de l’approbation au niveau des bureaux politiques avant l’accord final de la direction. C’est, du moins, le parcours fixé par certaines formations, qui donnent ainsi un exemple de leurs bonnes intentions de changer le cours des expériences passées, à l’origine de la désaffection des citoyens.
L’engagement, il faut le rappeler, a été pris lors des réunions des partis nationaux avec le ministère de l’Intérieur pour recenser leurs attentes et les méthodes préconisées afin que ce scrutin atteigne le taux de transparence et de propreté le plus élevé de l’histoire du pays, comme l’avait demandé le roi Mohammed VI dans l’un de ses discours les plus récents, dans lequel il appelait à une véritable conscience citoyenne.
Dans l’un de ces partis, sans le nommer, la décision a été prise d’écarter des listes, de manière définitive, certains élus connus pour avoir « arrosé » à volonté les électeurs lors de plusieurs élections afin de gagner des sièges au Parlement ou à la tête de communes, ou pour avoir acheté des voix avec de l’argent d’origine douteuse, ainsi que pour d’autres délits répréhensibles, au point que cette formation a été pointée du doigt pour sa passivité et a décidé de se débarrasser, non sans difficulté, de cette réputation.
Les partis avaient par ailleurs demandé, dans l’une de leurs propositions, de criminaliser le fait de voter pour un candidat en échange de billets de 200 dirhams, mais il semble que la mesure aura du mal à être appliquée, ni même à faire l’objet d’une campagne de sensibilisation contre ce fléau, étant donné le risque de voir tous les électeurs se sentir visés par l’accusation. L’intention reste, en tout cas, bonne et mérite d’être saluée ; reste à voir comment les choses évolueront d’ici là.
Par Jalil Nouri










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