La Fédération Royale Marocaine de Football et son président Faouzi Lakjâa, par ailleurs vice-président de la Confédération africaine de football (CAF), n’ont jamais pensé un seul instant qu’ils seraient aussi mal remerciés après avoir organisé la meilleure Coupe d’Afrique.
Les relations, depuis la fin chaotique de cette compétition et la perte jugée injuste du titre par le Maroc en raison de décisions arbitrales contestées et de comportements hostiles prémédités, ne se sont jamais autant dégradées depuis la crise de l’épidémie d’Ebola. Elles pourraient conduire à une rupture que le Maroc souhaite éviter à tout prix pour le bien du sport et de l’Afrique. En voulant préserver certains équilibres sur le dos du football marocain, le président de la CAF, Patrice Motsepe, se serait fourvoyé dans des décisions jugées absurdes et insensées.
Alors que la fédération marocaine attend le verdict de l’appel après sa plainte, avant d’envisager un ultime recours devant le Tribunal arbitral du sport, Faouzi Lakjâa s’est fait porter absent, pour la première fois, à une réunion du comité exécutif de la CAF vendredi.
Mais cette réunion, qui a évité d’aborder les incidents de la CAN et le fiasco de la finale, a eu le mérite de révéler, par la voix du propre directeur de l’arbitrage de la Confédération africaine, qu’il avait reçu des directives afin que la sélection sénégalaise soit épargnée de sanctions pour être revenue sur le terrain après l’avoir quitté en violation du règlement. Cet aveu, qui a fait trembler l’instance du football africain sur ses fondations, constitue un argument susceptible de servir la plainte marocaine.
Si tel est le cas, il faudra que tous les membres de la CAF assument leurs responsabilités et démissionnent, le président Motsepe en tête. Le Maroc attendra alors un nouveau leadership pour envisager de meilleures relations avec l’instance. Dans le cas contraire, ce sera le divorce, une décision difficile à envisager.
Par Jalil Nouri



Contactez Nous