Tous les regards sont désormais tournés vers Washington et la Maison Blanche, qui détient les clés d’un retour de la paix au Maghreb passant par une normalisation entre Rabat et Alger, depuis la dernière initiative américaine qui a réuni à Madrid leurs représentants.
En tous les cas, les conseillers de Donald Trump estiment que l’éventualité est à prendre très au sérieux pour cette année et croient dur comme fer pouvoir les faire signer un pacte de non-agression afin de tourner définitivement la page d’un conflit vieux de plus de 50 ans.
Si les hommes de la Maison Blanche, qui ont eu l’occasion de jauger les chances d’y parvenir en analysant les positions respectives et les réactions du duo Algérie-Polisario face à la lecture du Plan d’Autonomie proposé par le Maroc, le disent, c’est qu’il y a lieu d’y croire et de travailler surtout du côté du voisin et de son protégé séparatiste, conscients de jouer désormais leurs dernières cartes. Mais la réticence et les arrière-pensées destructrices et négatives sont toujours là.
Preuve en est, les deux seules conditions posées pour approuver ce plan, qui sont inacceptables pour le Maroc, à savoir renoncer aux prérogatives royales dans la nomination du président de la future région autonome du Sahara ainsi que le verrouillage par Rabat des investissements étrangers, deux points de profond désaccord qui, dans d’autres circonstances, n’était l’intervention des médiateurs américains, auraient pu conduire à un blocage insurmontable et définitif dans ce processus long et difficile que la Maison Blanche veut éviter à tout prix. Il lui revient donc de peser de tout son poids sur l’Algérie et le Polisario car, pour ce qui concerne l’initiative marocaine, elle a été claire : c’est la seule solution en l’état du draft revisité.
De ce côté-là, l’optimisme est permis, d’autant plus que la Russie, favorable au plan d’autonomie et toujours proche de l’Algérie, a bien réagi à cette réunion de Madrid. Il s’agit d’un point important pour la suite des événements ; ne restent plus que le bon sens et davantage de sincérité, d’engagement et d’attachement à la légalité internationale.
Par Jalil Nouri



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