De nombreux changements sont attendus dans les prochains mois, appelés à faire entrer la vie politique dans une nouvelle configuration. Le premier d’entre eux concerne l’arrivée, par milliers, de candidats indépendants en lice pour les prochaines élections législatives de 2026.
Une autre évolution majeure attendue portera sur la participation accrue des femmes à la dynamique politique espérée, avec une présence renforcée au Parlement. Cette orientation est activement préparée par le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, qui s’apprête à lancer la plus vaste campagne de sensibilisation jamais menée en faveur de la participation féminine à la vie politique nationale, visant également une meilleure visibilité dans les deux Chambres du Parlement.
Ces deux facteurs ne seront toutefois pas les seuls à redessiner la future carte politique. Au-delà des résultats du scrutin et de leurs répercussions sur la trajectoire des partis – voire sur la survie de certains d’entre eux –, les projections actuelles laissent entrevoir une remise à plat devenue nécessaire face à la prolifération de formations politiques. Une situation qui donne parfois l’illusion d’une démocratie pluraliste, mais qui engendre surtout une forme de balkanisation faussant les équilibres et les paramètres électoraux.
À l’approche de ces élections, la dispersion des voix s’annonce une nouvelle fois comme un facteur déterminant d’un scrutin plus incertain que par le passé, avec des surprises attendues, y compris dans des circonscriptions longtemps considérées comme des fiefs électoraux.
Un véritable raz-de-marée des indépendants n’est pas à exclure. Ces candidats, d’un genre nouveau, pourraient infliger des pertes conséquentes aux partis traditionnels, en misant sur une proximité réelle avec les électeurs, souvent plus tangible que celle des représentants partisans. Ces formations pourraient également subir le contrecoup du retrait annoncé d’Aziz Akhannouch du RNI lors du prochain congrès. Quel que soit son successeur, le parti ne sera plus le même et n’aura plus la même capacité d’influence.
Toutes ces interrogations demeurent légitimes jusqu’à la proclamation des résultats, alors que les partis de la majorité apparaissent particulièrement exposés à la montée d’un vent de changement qui s’annonce puissant et potentiellement déstabilisateur.
Par Jalil Nouri










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