L’année 2026 pourrait se dérouler cet été sans les festivals traditionnels de musique, notamment ceux invitant des artistes internationaux à se produire sur les différentes scènes abritées par de nombreuses villes, et ce en raison des développements de la guerre dans le Golfe.
Déjà, un grand nombre d’artistes ayant négocié et signé leurs contrats pour des événements prévus à partir du mois de juin ont décidé de renoncer à honorer leurs engagements, pour lesquels ils avaient pourtant reçu des avances confortables. Ils ont présenté leurs excuses pour les désagréments causés, après avoir analysé la situation et les risques encourus en cas de généralisation du conflit et de ses conséquences sur leur mobilité et leur sécurité, sans parler des assurances dont les coûts ont été multipliés par quatre, voire par dix ou vingt dans certains cas pour les chanteurs les plus renommés.
Ce désistement n’est pas sans rappeler celui qui avait prévalu lors de la première guerre du Golfe, au cours de laquelle toutes les manifestations culturelles avaient été annulées ou reportées jusqu’au retour du calme dans les zones en conflit du Proche et du Moyen-Orient. C’est une situation comparable qui semble se dessiner aujourd’hui, avec des risques sérieux d’extension et de généralisation de la guerre, notamment avec l’entrée possible de plusieurs pays arabes et européens contre l’Iran, et l’éventualité d’une implication de la Chine ou de la Russie, plongeant ainsi le monde dans l’incertitude et la crainte.
La nomination, ces dernières heures, d’un nouvel Ayatollah en Iran pourrait également fragiliser davantage l’équilibre régional et prolonger pendant plusieurs mois encore cette guerre, surtout après les menaces de Donald Trump de l’éliminer dès sa prise de fonctions.
L’annulation d’une saison entière de festivals, qui constitue habituellement un véritable bol d’oxygène culturel pour un large public, risque par ailleurs d’impacter une autre saison essentielle : celle du tourisme, désormais menacée à son tour par ces sombres perspectives internationales aux lendemains plus incertains que jamais.
Par Jalil Nouri











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