Le tribunal de première instance de Marrakech a prononcé une peine de 10 mois de prison ferme à l’encontre d’un vendeur de fruits secs, après son implication dans une affaire d’escroquerie ayant suscité un vif émoi au sein de l’opinion publique, devenue célèbre sous le nom de la poignée de fruits secs à 200 dirhams.
Ce jugement intervient dans le sillage d’une campagne stricte lancée par les autorités locales et régionales, ayant abouti à la fermeture de plusieurs charrettes de vente de fruits secs et de jus d’orange sur la célèbre place Jemaa el-Fna, dans le but de limiter les pratiques anarchiques et les dérives portant préjudice au secteur touristique de la ville.
Les détails de cette affaire remontent au moment où le vendeur avait exigé d’un touriste étranger la somme de 200 dirhams en échange d’une quantité extrêmement réduite de fruits secs, ne dépassant pas 50 grammes, composée de quelques dattes, tranches de fruits confits et amandes de cajou comptées une à une, un procédé qui avait suscité une vague de colère importante en raison de cet abus manifeste et de cette surenchère tarifaire injustifiée.
Cette condamnation illustre la fermeté croissante des autorités marocaines face aux pratiques commerciales abusives visant les touristes, un phénomène particulièrement préjudiciable à l’image de la destination Marrakech, ville emblématique du tourisme au Maroc.
Les autorités locales devraient poursuivre ce type de campagnes de contrôle et de sanctions exemplaires, afin de préserver la réputation de la ville auprès des visiteurs étrangers et de garantir des pratiques commerciales équitables au sein des espaces touristiques les plus fréquentés du royaume.



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