En quelques heures seulement après l’annonce de la décision royale demandant aux Marocains de s’abstenir de procéder au sacrifice du mouton lors de l’Aïd El-Kebir, le marché des viandes rouges a enregistré une baisse spectaculaire de 40 Dh le kg, passant, sans prévenir, à la satisfaction des consommateurs – sauf des bouchers – de 110 à 80 Dh.
La catégorie concernée reste le prix de la viande de mouton, les éleveurs s’étant précipités par le passé pour se débarrasser de leur bétail, qu’ils comptaient écouler en tirant des gains importants grâce à la spéculation. Mais le marché, enflammé depuis plusieurs semaines, s’est littéralement effondré en l’espace de quelques heures, au grand désarroi des bouchers, qui n’avaient pas anticipé cette dégringolade très coûteuse.
Quelques jours auparavant, en effet, et à deux mois de cette fête du sacrifice, les prix avaient déjà atteint des sommets, avec des pointes avoisinant 12 000 Dh pour la race de moutons « Sardi », très prisée par les acheteurs aux revenus confortables pour sa qualité inégalée. Pendant ce temps, le minimum à débourser pour les catégories moyennes frôlait déjà les 8 000 à 9 000 Dh l’unité, avant de chuter aujourd’hui à 4 000 ou 5 000 Dh.
Cela illustre la versatilité du marché de la viande, comme d’autres produits, en raison de la spéculation et de la surévaluation des prix lors des périodes de forte demande.
Nombre de Marocains se sont réjouis de cette baisse, espérant que les prix actuels de la viande retrouveront des niveaux normaux après avoir été artificiellement gonflés. Ils appellent également les autorités compétentes à se baser sur cet exemple pour passer à l’offensive avec fermeté contre les spéculateurs dans tous les marchés.
Par Jalil Nouri
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La spéculation, un faux débat… La sécheresse, un phénomène NATUREL:… Les catastrophes liés au plan MAROC VERT sont visibles…Et la CORRUPCION est la « mère » des maux dont souffre le MAROC réel et pas celui des IMAGES véhiculés à l’intérieur et à l’extérieur…