La crise qui sévit au sein des établissements scolaires de la mission, relevant de l’AEFE, l’Agence de l’Enseignement du Français à l’Étranger, a pris une tournure inattendue dans le blocage avec la saisine des tribunaux en France contre la hausse des frais de scolarité. Après avoir attendu, les associations des parents sont passées à plus décisif.
Pour rappel, ces recours font suite à un dialogue de sourds sur une hausse de 7 %.
Les associations se sont soulevées contre le procédé de l’AEFE et ses décisions injustifiées prises unilatéralement, sans concertation et prise en compte de leurs avis.
Ni l’ambassade, ni la visite promise d’une commission d’enquête du Sénat français, ni la mobilisation générale dans toutes les écoles du Maroc avec des « classes mortes », sans parler d’autres tentatives de médiation, n’ont pu, ne serait-ce, suspendre cette hausse.
C’est la coordination au niveau de la région Rabat-Kénitra qui, finalement, a sauté le pas, pris un avocat pour porter le dossier devant un tribunal administratif compétent en France et déposer un recours en annulation de la décision controversée de la hausse.
Parallèlement, un autre recours gracieux a été déposé au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères dans la capitale française, l’ambassade de France à Rabat n’ayant pas intervenu dans le règlement de cette crise venue perturber la scolarité des enfants et instaurer un climat lourd dans et autour des établissements où les parents se retrouvent pour décider de la démarche à suivre. L’approche des inscriptions pour la prochaine année scolaire se révélera révélatrice de la réalité de ce bras de fer inégal.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous
Restons sérieux. Pour rappel une partie des frais est assumé par l état français. C’est à dire par nos.. mes impôts. Pour rappel ces établissements relèvent de l enseignement privé. Donc si les parents n ont pas les moyens qu ils aillent dans le publique. Je n’ ai pas à supporter des bobos marocains
Ou plutôt que ces parents mettent leurs enfants dans des établissement publiques ou privés marocains. À Condition que les langues étrangères qui y sont enseignées soient l’anglais et/ou l’espagnol, voire d’autres langues étrangères, mais surtout pas le français. Il est temps de rompre avec le paternalisme des anciens colons. D’autant plus que le système éducatif français est loin d’être performant. Il n’y a qu’à prendre connaissance des chiffres qui démontrent la chute vertigineuse du niveau des élèves français. Et pourquoi pas le Chinois ? L’avenir économique et technologique se situe plutôt de ce côté-là, et certainement pas du côté de la France, qui a bradé son industrie et sa recherche scientifique et technologique, au profit d’une poignée d’oligarques.
Le problème c’est les parents français qui n’ont pas forcément les moyens de payer autant pour la scolarité de leurs enfants (l’objectif initial de l’AEFE c’est pour les ressortissants français).
Commence par retirer tous les intérêts français du Maroc, toutes vos entreprises qui se sucrent chez nous. On en a pas besoin. Pas besoin des impérialistes français, ni des têtes sans cerveau comme toi!
Restons sérieux, comme tu dis. Il vaut mieux éviter de commenter des sujets qu’on ne connaît pas ou qu’on ne maîtrise pas. À minima, une petite recherche de 2 minutes sur le site officiel de l’AEFE ou sur les rapports budgétaires suffit avant de balancer des conclusions hâtives.
Petit rappel factuel : les bourses et aides de l’État français (donc tes impôts) sont réservées exclusivement aux enfants de nationalité française résidant à l’étranger. Les familles marocaines, elles, paient l’intégralité des frais de scolarité, et ces frais ont d’ailleurs explosé ces dernières années (jusqu’à +77 % depuis 2011, et encore +10 000 DH cette année dans certains établissements) précisément parce que l’État français se désengage progressivement de son financement de l’AEFE. Les établissements sont privés (ou conventionnés), ils tournent grâce aux droits versés par les parents, pas grâce à tes impôts.
Donc non, tu ne « supportes » pas les « bobos marocains ». Ce sont eux qui financent largement le réseau, pendant que la France réduit sa contribution et transfère la charge sur les familles. Prochaine fois, un petit coup d’œil sur aefe.gouv.fr avant de poster, ça évitera les contresens.
Vous en avez pas pour longtemps. Les écoles américaines et britanniques sont en train de gagner du terrain
Si le foncier appartient au Maroc, augmentant le loyer ou les taxes. Pour les forcer à négocier ou bien plier bagage.