Le ministère de l’Intérieur a pris les devants bien avant l’heure en présentant les mesures visant à protéger les candidats et les électeurs lors des prochaines élections.
Cet arsenal juridique, qui sera mis en place pour la première fois, a pour objectif de bloquer tous les abus par voie électronique susceptibles de nuire à l’image des personnes concernées et de porter atteinte à leur vie privée.
Cette initiative législative intervient à point nommé afin d’éviter que les réseaux sociaux ne viennent gâcher le processus électoral à travers des campagnes de propagande ou des règlements de comptes. Avec sévérité, le dispositif interdit toute utilisation de propos ou d’images d’un candidat sans son consentement, ainsi que la publication de fausses informations, d’allégations mensongères ou d’actes de diffamation visant des candidats ou des électeurs. L’objectif est de garantir à tous des chances égales, ainsi que la crédibilité et la transparence du scrutin, notamment le jour du vote.
Dans ce cadre, l’article 51 bis de la loi électorale prévoit des peines d’emprisonnement allant de deux à cinq ans, ainsi que des amendes comprises entre 50.000 et 100.000 dirhams.
Le vide juridique qui vient ainsi d’être comblé constitue une réponse positive à l’une des principales demandes formulées par les partis politiques en vue d’améliorer les conditions de déroulement démocratique du scrutin. Il faut rappeler que les réseaux sociaux et Internet, de manière générale, sont devenus des outils largement utilisés pour porter atteinte à la réputation des adversaires politiques ou de toute personne exprimant des positions différentes, souvent dans le but d’atteindre des objectifs peu avouables.
Cette nouveauté législative, qui pourrait s’avérer d’une grande efficacité, sera d’abord évaluée durant la campagne électorale, puis lors du déroulement du vote. Elle permettra de juger si le ministère de l’Intérieur a effectivement remporté sa bataille contre ces dérives, en attendant un éventuel élargissement de ce dispositif à d’autres domaines.
Par Jalil Nouri











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