Il aura fallu attendre une longue période de doute et de questionnements avant de voir la machine du football marocain repartir à la bonne vitesse après la nomination de Mohamed Ouahbi comme nouveau sélectionneur national, placé dès le départ face à de nombreux défis.
Le premier d’entre eux consiste à réaliser un parcours honorable en juin lors de la Coupe du monde, alors qu’il arrive en terrain conquis après son premier titre de champion du monde U20.
Le deuxième défi, avant même cette échéance, sera de recoller les morceaux fragilisés par l’épisode douloureux de la finale de la CAN, qui a laissé des traces et suscité des divisions au sein d’un groupe parfois géré au petit bonheur la chance. Des failles qu’il faudra impérativement combler dès aujourd’hui.
Regragui n’est pas Ouahbi et Ouahbi n’est pas Regragui : deux styles, deux parcours et deux visions du jeu différents, mais un seul lien les unit, le drapeau national.
Enfin, dernier challenge : réussir à fédérer tout le monde autour d’un pacte commun afin que Ouahbi réussisse cette entrée en matière, jalonnée de difficultés, et puisse s’inscrire dans la durée au-delà du Mondial 2026. Car, dans le cas contraire, rien ne garantit qu’il sera maintenu à son poste. Les prétendants étrangers sont déjà nombreux à manifester leurs ambitions, certains misant, malheureusement et de manière peu élégante, sur une éventuelle contre-performance des Lions lors de leur première sortie dans l’ère post-Regragui.
L’ombre de l’ancien sélectionneur continuera sans doute de planer sur l’équipe nationale. Pour Ouahbi, la priorité sera donc d’assurer une transition sereine, sans tensions internes ni ruptures brutales, afin de redonner aux Lions de l’Atlas toute leur cohésion et leur ambition.
Par Jalil Nouri










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