Depuis hier dimanche, les stations-service du pays vivent au milieu d’une désorganisation sans pareille depuis l’annonce de l’augmentation du prix du carburant et depuis que la perspective d’un ravitaillement limité fait son bout de chemin.
Bien avant cette annonce, ces stations avaient été prises d’assaut depuis plusieurs jours par des consommateurs soucieux de faire le plein, créant ainsi un début de pénurie.
Or ces lieux avaient déjà été confrontés à une réduction de l’approvisionnement en raison, semble-t-il, d’une décision des distributeurs pour tirer profit encore plus de la hausse en évoquant la guerre dans le Golfe et ses conséquences sur le trafic maritime.
Cette politique de rétention du pétrole acheminé précédemment a été dénoncée par l’association des propriétaires de stations-service, avec une demande d’intervention du Conseil de la Concurrence pour mettre fin à ces pratiques illégales et instaurer, à titre préventif, avant le pire qui reste à venir, des mesures de régulation du marché.
Les mêmes acteurs en appellent également au civisme et à la compréhension des consommateurs pour tenir compte des restrictions en s’informant dans les médias en cas de mesures de restriction qui pourraient être prises devant le chaos à venir.
Entre-temps, cette matinée de lundi sera décisive en observant les derniers développements dans les relations entre distributeurs et stations-service en matière de respect des commandes et de la quantité de carburant précisée en attente de livraison dans les délais, avec l’espoir que ces chocs ne feront plus désordre et mettront fin à cette ruée aux conséquences imprévisibles dans les services.
Par Jalil Nouri



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