Ses résultats sont inférieurs à ce qu’elle escomptait, mais pour la femme politique franco-marocaine, Rachida Dati, impossible n’est pas marocain pour devenir maire de la plus belle ville du monde, malgré son score faible au 1er tour des élections municipales.
Le deuxième round s’annonce intéressant dimanche prochain après que son adversaire, Bournazel, a accepté de fusionner sa liste de droite avec celle de Rachida Dati, de la même mouvance, en lui apportant un cadeau de taille : lui céder en gentleman la place si victoire il y a dans un deuxième tour qui sera très disputé.
Avec cet agréable retournement de situation, la ministre, très proche de son pays natal, et au vu des votes favorables des nombreux compatriotes ainsi que ceux de ses électeurs du 17e arrondissement, ainsi que tous les autres qui rejoindront sa liste, se trouve ainsi aux portes de la mairie de la plus grande ville de France, une fonction prestigieuse pour laquelle elle a décidé de démissionner de son poste de ministre.
Malgré le grain de sable xénophobe qui s’est infiltré dans sa campagne pour ne se voir attribuer que 11,34 % des voix exprimées, un résultat ne correspondant pas à la notoriété dont elle bénéficie et à son programme, surtout social, pour la ville et ses habitants, malgré ce faux départ dans la course, son adversaire devenu son allié croit en ses chances de réaliser l’exploit de devenir la première femme arabe à devenir maire malgré une compétition sévère à la suite de laquelle le candidat socialiste est sorti premier après avoir largement battu Rachida Dati en creusant l’écart.
Dimanche, pour le deuxième tour des élections municipales françaises, elle aura face à elle pas moins de quatre candidats rescapés, dont Sophia Chikirou, d’origine kabyle, dont les chances restent minces, selon les sondages. Cette bataille pour la mairie de Paris sera la plus suivie par l’opinion publique et les médias en raison des enjeux politiques qui la caractérisent depuis que Dati a candidaté.
Par Jalil Nouri












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