Après la décision historique qui a couronné le Maroc champion d’Afrique sur tapis vert, le Sénégal a choisi la voie de la contestation plutôt que celle de l’acceptation. Le président de la CAF Patrice Motsepe a été contraint de monter au créneau mercredi soir pour répondre aux accusations de corruption lancées par Dakar, qui refuse d’admettre la légitimité d’une sanction pourtant fondée sur des textes clairs et appliquée par une commission composée de grands juristes africains.
Motsepe a été catégorique dans sa vidéo : la CAF n’a commis aucun acte répréhensible, la commission d’appel était composée de magistrats et d’avocats de premier plan issus du continent, et aucun pays africain ne bénéficie d’un traitement privilégié. Une réponse directe aux déclarations du gouvernement sénégalais qui avait eu l’audace d’accuser l’instance continentale de corruption après que son équipe a été dépossédée d’un titre qu’elle n’aurait jamais dû remporter. Car rappelons les faits : c’est le Sénégal qui a quitté le terrain en protestation contre un penalty, c’est le Sénégal qui a violé les articles 82 et 84 du règlement, et c’est la CAF qui en a tiré les conséquences logiques.
Motsepe n’a pas mâché ses mots concernant le comportement sénégalais lors de cette finale. Il a condamné avec fermeté des agissements qui, selon lui, ont renforcé les stéréotypes négatifs que la CAF s’emploie depuis des années à combattre, portant atteinte aux efforts déployés pour promouvoir l’intégrité, le respect des règles et la bonne gouvernance du football africain. Face au projet sénégalais de saisir le Tribunal Arbitral du Sport, le président de la CAF a simplement indiqué que l’institution respectera la décision qui sera rendue à ce niveau, exprimant ainsi une sérénité qui tranche avec l’agitation de Dakar.
Le Maroc, lui, n’a pas besoin de répondre. Les Lions de l’Atlas sont champions d’Afrique, et cette vérité ne changera pas.












Contactez Nous