Marrakech enregistre depuis le début du printemps une poussée remarquable des réservations en provenance de la clientèle russe, signe d’un déplacement visible des flux touristiques dans une conjoncture régionale troublée. Selon plusieurs médias et observateurs du secteur, les établissements classés de la ville ocre font état d’une hausse sensible de la demande, avec des progressions pouvant atteindre 20 % sur certaines périodes, alors que le Maroc consolide plus largement son attractivité auprès des voyageurs russes.
Ce regain s’explique en partie par le climat d’incertitude qui pèse sur plusieurs destinations du Moyen-Orient. Les tensions géopolitiques, les perturbations du transport aérien et la perception accrue du risque amènent une partie des voyageurs à reconsidérer leurs choix, au profit de destinations jugées plus stables et plus lisibles. Dans ce nouvel arbitrage, Marrakech semble s’imposer comme une alternative crédible, accessible et rassurante.
Cette évolution rejoint, avec le recul, l’analyse publiée il y a quelques jours par Actu-Maroc, qui relevait déjà que des destinations comme Dubaï, Abu Dhabi ou Doha pouvaient voir une partie de leurs flux se redéployer vers le Royaume si les tensions régionales devaient s’installer. Sans triomphalisme, la tendance observée aujourd’hui à Marrakech semble donner corps à cette lecture anticipative.
Porté par une année 2025 record et par des ambitions élevées pour 2026, le tourisme marocain bénéficie ainsi d’un contexte de recomposition internationale dont il pourrait tirer parti, à condition de renforcer sa connectivité, la qualité de son offre et sa capacité d’accueil. Marrakech, une fois encore, apparaît en première ligne de cette dynamique.
Par Salma Semmar












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