Les automobilistes sont prévenus : ils doivent s’attendre sous peu à des hausses du prix de l’essence dans une fourchette encore plus importante et ce, à tout moment.
Il n’y a pas que les premières difficultés du ravitaillement en raison du blocage des navires dans le Golfe mais d’autres facteurs exogènes imposés par un marché international instable et en pleine ébullition dans toutes les grandes places. Aucune visibilité sur l’issue de ce conflit proche de boucler sa durée d’un mois ni sur ses conséquences à l’avenir ne peut laisser entrevoir un répit et une stabilité des prix.
Les associations des propriétaires et des gérants des stations-services qui s’estiment lésés par cette évolution contrairement aux distributeurs estiment dans certains cas que les prix, sans contrôle et intervention des autorités, peuvent atteindre des plafonds inimaginables au niveau des prix mais également des décisions impopulaires dans la gestion des stocks et l’approvisionnement du pays en hydrocarbures comme tous les autres produits névralgiques importés, qu’ils viennent d’Asie, du Golfe, d’Europe ou des Amériques, avec un trafic maritime réduit à néant.
Le gouvernement, forcément conscient de ces enjeux stratégiques, tient à rassurer comme il peut en suivant la situation de très près avec un comité technique interministériel, mais malheureusement sans en informer les citoyens allant chercher des informations hors du pays, une attitude incompréhensible devenue banale.
Ces mêmes citoyens qui viennent une première augmentation des prix des carburants de l’ordre de 2 dh pour le gasoil et 1.50 dh pour l’essence n’ont pas fini avec ces hausses affolantes qui viennent grever lourdement leurs budgets, petits ou grands.
Par Salma Semmar











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