Certains le disent en disgrâce auprès de la cour bien que l’on puisse l’apercevoir auprès du roi dans les cérémonies officielles comme récemment lors de la prière de la nuit sacrée du ramadan, alors que d’autres parlent d’un clash avec un conseiller du roi.
Ce qui est certain est que l’homme ne vit, depuis son départ de la scène du RNI, qu’à un rythme minimal, contrairement à son habitude passée où il débordait d’hyperactivité et de dynamisme au point que des proches le comparaient à un commandant sur le pont 24/24 h. Ce départ du parti était-il annonciateur d’une rupture définitive ?
Ce qui est certain aussi et sur le plan personnel, le chef du gouvernement ne communique que peu, semble replié sur lui-même selon l’avis de ses proches collaborateurs et qu’il réduit ses apparitions de crainte de devoir sourire à tout prix.
Depuis son arrivée sur la scène politique, Aziz Akhannouch donne l’impression qu’il n’est plus le même et qu’il se trouve mal à l’aise en présidant le conseil de gouvernement, en recevant des visiteurs étrangers et en adressant, crispé, des discours sans conviction. Selon un observateur politique, il est évident que quelque chose s’est déréglé dans la machine Akhannouch et que l’on continuera longtemps encore ou du moins jusqu’à septembre prochain, à chercher la vraie raison qui a fait que sa machine s’est subitement grippée et quel est le grain de sable qui s’y est infiltré.
Sur le plan politique et bien qu’il soit toujours membre de son parti du RNI, sa présence n’est plus qu’un lointain souvenir, dit-on en coulisses, puisqu’il a pris ses distances également avec l’effervescence des semaines précédant les élections.
De fait, cet isolement apparent des arcanes du pouvoir mais réel en raison des obligations dues à son statut incite à croire qu’il s’apprête à céder définitivement la Primature à un successeur désigné au lendemain des élections de septembre prochain, en préparant sa sortie de la manière des manières : dans la discrétion.
Par Jalil Nouri


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