Le monde semble confiné dans une salle d’attente depuis le déclenchement par les États-Unis et Israël d’une guerre sans merci et sans respect du droit contre l’Iran.
Tout paraît conditionné désormais par l’issue de la guerre et toutes les grandes décisions à tous les niveaux dans le monde, sauf celui de l’armement dont les commandes explosent. Qu’il s’agisse de gouvernements, d’entreprises et des travailleurs indépendants, les activités sont conditionnées par une inconnue : comment cette guerre évoluera-t-elle et faut-il craindre un embrasement devenu inéluctable au centre d’une bataille pour le pétrole et 450 kilos d’uranium enrichi ?
À cette question, personne ne peut répondre avec justesse et pertinence, y compris les acteurs du conflit et leurs alliés, tous perdus dans un épais brouillard d’incertitudes.
Au jour d’aujourd’hui, seuls les préparatifs vont bon train pour un grand tournant décisif : l’entrée en lice de l’armée américaine sur le sol iranien qui pourrait tout changer. Comme pourrait changer la navigation maritime internationale avec l’élargissement au-delà du détroit d’Ormuz, pour atteindre la mer Rouge et le détroit stratégique également de Bab El-Mendeb aux mains des Houtis yéménites, les proxys iraniens habitués à la guerre par procuration bien qu’affaiblis par les attaques sur leurs bases de l’aviation américaine qui a anéanti leur arsenal pourtant protégé.
Ainsi planté, ce décor mortifère montre à quel point cette situation, qui menace l’équilibre économique et militaire mondiaux, est porteuse de tous les risques de voir d’autres puissances jusque-là sur la réserve intervenir pour marquer leur statut important dans un conflit qui hypothèque leurs intérêts et leurs chasses-gardées.
Par Jalil Nouri



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