La 82e division aéroportée et la 31e unité expéditionnaire pourraient tenter de s’emparer de cette île du Golfe persique par laquelle transite 90% du pétrole iranien, révèle le New York Times.
Depuis une semaine, Donald Trump maintient un flou volontaire autour d’une opération militaire pour contrôler ces trente kilomètres carrés par lesquels transitent 90% du trafic pétrolier iranien.
Mi-mars, les capacités militaires concentrées sur l’île ont été bombardées par «l’un des raids aériens les plus puissants de l’histoire au Moyen-Orient» prélevés, selon le président américain.
Mais ce dernier pourrait désormais vouloir aller plus loin. Il envisagerait de déployer la 82e division aéroportée de l’armée de terre – spécifiquement 3000 militaires prélevés sur sa «force de réaction rapide», une brigade capable d’intervenir partout dans le monde en 18 heures – pour conquérir ce territoire iranien, révèle le New-York Times .
Par ailleurs, selon une source sécuritaire française , des commandos des forces spéciales américaines ont été prépositionnés récemment sur cette île stratégique.
L’avantage de la 82e est sa capacité à pouvoir sauter de nuit, mais ils ne disposent d’aucuns équipements lourds, comme des blindés. Un autre scénario est privilégié d’après le quotidien américain. Cette fois, l’île de Kharg serait prise d’assaut par quelque 2500 «Marines» de la 31e unité expéditionnaire, convoyés par le navire amphibie USS Tripoli dont l’arrivée est prévue vendredi.
Ceux-ci – préparés au combat débarqué – s’empareraient de l’île, puis leurs sapeurs de combat répareraient les infrastructures aéroportuaires pour permettre l’acheminement de renforts et notamment de matériels lourds, envoyés par avions C-130. Mais les «Marines» manquent de l’endurance des forces de la 82e division aéroportée, qui pourraient être utilisées pour relever les forces des «Marines» après l’attaque initiale sur l’île, précise le New York Times.
«Les actions de planification de l’armée sont prudentes», précise les responsables américains cités sous couvert d’anonymat par le quotidien américain. Ils ajoutent qu’aucun ordre n’a été donné par le Pentagone ni par le Commandement central américain, ce dernier ayant refusé de commenter.
Des rumeurs de combats débarqués – et donc de conquêtes terrestres – circulent depuis deux semaines. Donald Trump a pourtant publiquement refusé l’intervention de troupes au sol à plusieurs reprises.
Mais les difficultés de circulation dans le détroit d’Ormuz – par lequel transite 20% du pétrole mondial et 25% du gaz naturel – pourraient le faire changer d’avis.
Ces rumeurs sont accréditées par l’envoi de nouvelles unités pour renforcer «l’armada» américaine au large de l’Iran, et notamment l’USS Tripoli, un porte-hélicoptères conçu pour le débarquement de combat.
Celui-ci, accompagné de son groupe amphibie, a appareillé d’Okinawa au Japon le 11 mars. Il sera rejoint par un second groupe formé autour de l’USS Boxer, qui a quitté San Diego le 18 mars.
En attendant de voir ce que contient le plan en 15 points imaginé par l’administration Trump pour mettre fin à cette guerre qui déchire le Moyen-Orient :et fait trembler la planète !












Contactez Nous