Les adouls sont toujours vent debout contre la réforme de leur profession voulue par le controversé ministre de la Justice, Ouahbi, contre lequel ils viendront manifester devant le Parlement le jeudi 2 avril, sur fond de durcissement inédit de leur mouvement de révolte.
Après une première séquence d’arrêt de travail, pour la première fois dans les annales de leur profession, à laquelle ils ont décidé de mettre fin le 10 mars dernier, ces notaires traditionnels, hommes et femmes, se déclarent prêts à aller jusqu’au bout.
Objectif : faire enterrer le texte de la réforme qu’ils jugent loin de leurs aspirations au service des Marocains, d’autant plus qu’ils n’ont pas été consultés et encore moins associés à sa rédaction par un ministre toujours aux prises avec une autre contestation.
Il faut se rappeler, en effet, celle des avocats, qui traitent désormais directement avec le chef du gouvernement en s’interdisant, au passage, toute discussion avec le ministre Ouahbi, qui n’a pas fini de plonger les tribunaux dans la paralysie par ces mouvements. Son erreur avec les adouls a été d’avoir cru les doubler et les prendre de vitesse en les mettant devant le fait accompli pour faire passer une réforme mettant en péril des dizaines d’années de réussite de leur profession, qui a su s’adapter aux transformations de la société en modernisant leur travail traditionnel.
Partant du principe, comme les avocats, qu’il est préférable de négocier avec le chef du gouvernement qu’avec son ministre de la Justice, les adouls font monter la pression en espérant qu’il leur enverra un message en les appelant à une réunion.
Par Jalil Nouri












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