Le gouvernement Akhanouch a attendu un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient pour tenir la première réunion ministérielle sur les mesures d’urgence à prendre.
Après avoir observé un silence inquiétant sur les approvisionnements et les carburants, dont les prix ont commencé à flamber, provoquant la rogne des consommateurs et des transporteurs, nous savons enfin la nature des décisions prises pour y faire face.
Le chef du gouvernement s’est empressé, après la tenue de cette longue réunion, de rassurer tout d’abord sur la maîtrise du marché et des prix, qu’il s’agisse des produits énergétiques et de ceux de première nécessité avec l’activation de la Caisse de compensation, ou qu’il s’agisse de l’approvisionnement avec un stock quasi épuisé.
Il n’en sera rien, en revanche, pour tous ceux qui réclamaient à cor et à cri, en cette période très difficile qui risque de durer, des réductions d’impôts et des taxes et l’élargissement des aides de l’État à de nombreux secteurs en difficulté par ce blocage iranien dans le détroit d’Ormuz, car, pour l’heure, seuls les acteurs du transport ont pu en bénéficier en premier pour éviter toute paralysie de l’activité économique dans tout le pays.
En attendant d’autres réunions, et d’autres décisions en cas d’aggravation, avec un prix du gasoil qui pourrait atteindre les 18 dh le litre et 17 pour l’essence si disponibles sur le marché, si l’on se fie à certaines prévisions non officielles, le gouvernement se voit déjà reproché et critiqué pour son manque de réactivité depuis 1 mois, car trahi par son excès d’optimisme qui l’a poussé à croire en une fin proche du conflit en cours, contrairement à d’autres pays où les mesures ont été décrétées pas plus tard qu’une semaine après l’annonce du début de la guerre ainsi que ses conséquences économiques et énergétiques.
Par Jalil Nouri











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