À défaut de commenter la dernière version du Code de la famille « Moudawana », qu’ils attendent toujours, les Marocains se sont jetés en masse sur une rumeur selon laquelle le montant du Sdaq, la dot des mariées, serait désormais porté à 3.500 dirhams.
Fidèles à leurs habitudes, certains ont pris la chose à la dérision, multipliant les sarcasmes sur les réseaux sociaux, tandis que d’autres ont adopté une approche plus sérieuse, rappelant que le Sdaq n’est pas réellement encadré par une loi, puisqu’il dépend du bon vouloir des époux, qui peuvent s’entendre sur un montant parfois symbolique, sans nécessairement le verser.
D’autant plus que si les futurs époux se mettent d’accord, avec leurs familles respectives, sur un montant supérieur à ce barème, ils restent libres d’en décider ainsi, car celui-ci n’est pas obligatoire, hormis pour le minimum requis, établi à 700 dirhams par le passé et maintenu à ce jour, dans l’attente d’une éventuelle révision.
Reste qu’il appartient à l’adoul, le notaire traditionnel, de consigner ce montant noir sur blanc dans l’acte de mariage, en mentionnant le minimum exigé par la loi, susceptible d’être revu dans le nouveau Code de la famille. Celui-ci continue de susciter de vives discussions, aussi bien dans les cafés qu’au sein des familles, certains voyant dans une éventuelle hausse du montant minimal un risque de décourager les hommes du mariage, déjà confrontés à des coûts élevés, notamment en raison du prix de l’or, composante essentielle de cette dot, devenu difficilement accessible.
Il convient de rappeler que le nouveau Code de la famille, promis depuis longtemps mais toujours en attente de consensus pour son adoption, continue d’alimenter le débat public, entre rumeurs persistantes et réactions parfois virulentes face aux changements annoncés, notamment en matière de droits des femmes.
Par Jalil Nouri












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