La manière dont les partis de droite et d’extrême droite espagnols grignotent progressivement des parts de l’électorat lors des élections locales incite les analystes à la prudence quant aux chances du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de conserver le pouvoir face à la montée en puissance de ses adversaires.
Le Maroc, qui n’a sans doute jamais bénéficié d’une relation aussi étroite avec l’Espagne que sous les gouvernements socialistes, est aujourd’hui l’un des premiers à observer avec attention cette évolution politique. Un retour de la droite aux affaires pourrait en effet reléguer au second plan les acquis obtenus ces dernières années dans les relations entre Rabat et Madrid. Les autorités marocaines considèrent que les socialistes ont constitué un partenaire privilégié, favorisant un rapprochement historique qui a permis à l’Espagne de devenir le premier partenaire commercial du Royaume et l’un de ses soutiens les plus importants sur la question du Sahara.
Les dernières élections municipales partielles, remportées par le Parti populaire (PP), formation de la droite conservatrice souvent perçue au Maroc comme moins favorable aux intérêts du Royaume en raison d’un passé parfois tumultueux, ont été interprétées comme un signal annonciateur d’une possible victoire lors des prochaines élections législatives. Une telle issue pourrait ouvrir au PP les portes de la Moncloa, siège du gouvernement espagnol. Toutefois, cette perspective dépendrait largement de sa capacité à conclure une alliance avec l’extrême droite, représentée notamment par Vox, formation connue pour ses positions anti-immigration et dont l’influence progresse dans plusieurs régions à forte présence marocaine.
Une telle coalition pourrait être tentée de remettre en question certains accords conclus avec Rabat sous l’ère du Premier ministre Pedro Sánchez. Fragilisé par les affaires judiciaires visant certains membres de son entourage dans des dossiers de corruption présumée et de conflits d’intérêts, Pedro Sánchez a vu sa popularité s’éroder, tandis que plusieurs sondages le donnent en difficulté à l’approche des prochaines échéances électorales.
Autant dire que l’avenir des relations entre Madrid et Rabat demeure en partie tributaire de ces résultats électoraux qui, à ce stade, ne semblent pas jouer en faveur du PSOE. Quoi qu’il advienne, Pedro Sánchez restera celui qui aura largement contribué à hisser les relations maroco-espagnoles à un niveau rarement atteint dans l’histoire récente des deux pays.
Par Jalil Nouri












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Même si la droite alliée à l’extrême droite venaient à remporter les élections, ils seront dans l’obligation de faire de la réal politique car les deux royaumes ont bâti de nombreuses relations stratégiques qui ne pourront être défaites sans nuire grandement aux intérêts espagnols en premier, notamment sue le plan commercial et économique.
Les relations marocco-espagnoles sont devenues tellement importantes qu’il est devenu inimaginable de les dissocier quel que soit la couleur politique qui arrive au pouvoir en Espagne.
C’est vrai que Sanchez les a érigé à un niveau jamais égalé et l’Espagne n’est pas un pays bananier qui brûle tout pour recommencer.
Je reste optimiste pour des relations cordiales et win-win avec ce grand voisin.
Le Maroc confirme une nouvelle fois son rôle stratégique dans la région, le renforcement des relations avec l’espagne est une opportunité importante pour l’investissement, l’emploi et le rayonnement du royaume à l’international..
Le chef de l’extrême droite espagnole a clairement indiqué qu’il ne considérait pas le Maroc comme un pays ennemi, mais que les relations bilatérales devaient reposer sur le respect mutuel. Depuis de nombreuses années, le Maroc recourt à la coercition et au chantage comme principaux leviers de ses relations avec l’Espagne, ce qui est incompatible avec le respect mutuel. Abascal a déclaré textuellement : « Nous parlerons sérieusement et franchement avec le Maroc. C’est un langage qu’ils comprennent. »