Les consommateurs sont prévenus : de fortes perturbations sont attendues lors de la grève de deux jours prévue les 21 et 22 avril, à l’initiative des distributeurs de bonbonnes de gaz à travers tout le pays. Ce mouvement intervient en raison du non-aboutissement de leurs revendications.
Malgré les récentes augmentations du prix du gaz domestique, les professionnels du secteur, regroupés au sein de leur association nationale, estiment rester lésés. Selon eux, le gel des barèmes demeure injustifiable, notamment dans un contexte marqué par une hausse significative des coûts d’embouteillage et de transport. Cette situation fragilise leur activité et pousse certains opérateurs à envisager une cessation temporaire, voire une reconversion vers des secteurs plus rentables.
Cette mobilisation, déclenchée à un moment stratégique, ne semble pas dénuée d’arrière-pensées. Elle vise également à maintenir la pression sur le gouvernement en cette fin de mandat, dans l’espoir d’arracher des mesures de soutien comparables à celles accordées à d’autres secteurs, tels que le transport, l’élevage ou encore l’agriculture. Toutefois, rien ne garantit que ces revendications aboutiront, alors que l’Exécutif semble déjà engagé dans la clôture de ses priorités budgétaires.
Par ailleurs, comme lors des précédents mouvements similaires, l’annonce de cette grève pourrait provoquer des comportements de panique chez les consommateurs. Les ruées vers les points de distribution et les achats excessifs de bonbonnes, motivés par la crainte d’une pénurie prolongée, risquent de désorganiser durablement les circuits d’approvisionnement et de distribution, aggravant ainsi les tensions sur le marché.
Par Jalil Nouri












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