La publication récente du contenu de la réforme de la profession d’avocat, après son rééquilibrage par les discussions avec le chef du gouvernement et non son ministre de tutelle, ainsi court-circuité, n’a pas fait que des heureux, notamment dans les facultés.
Un vent de colère y souffle désormais, avec des actions de protestation à escompter de ce mouvement naissant qui arrive tardivement, puisque les étudiants s’estiment lésés et mis à la marge pour leur avenir en tant qu’avocats, puisque le master sera désormais obligatoire pour y accéder et définitivement fermé à ceux de plus de 40 ans, pour privilégier des catégories d’étudiants au détriment d’autres rejetés.
S’estimant privés de leur droit légitime à concourir pour les postes réservés aux étudiants en droit, les mécontents s’estiment dans l’obligation de se réserver toutes les mesures pour faire valoir ce droit jusqu’à ce que ces articles soient retirés du texte définitif qui régira cette réforme. Du reste, ces derniers estiment que l’esprit qui y prévaut est anticonstitutionnel. L’emploi des jeunes étant une priorité dans les politiques publiques.
Cette tempête est à prendre au sérieux car elle intervient à la veille de sa discussion au Parlement pour une adoption à vitesse grand V et à la veille de la période des examens, qui risquent d’être perturbés avec des répercussions sur les autres filières. Par malchance, il ne faudra pas espérer un nouvel arbitrage du chef du gouvernement pour qui ce dossier de la réforme de la justice n’a que trop duré et qu’il est à présent clos avec l’accord passé avec les avocats ayant obtenu gain de cause.
Curieusement, il semble que ce soit le corps des avocats qui serait à l’origine de ces mesures contestées dans le but évident de réduire le nombre d’arrivants à l’entrée de la profession, sous prétexte qu’elle serait en état de surpopulation pour un métier décidément en pleine effervescence et troubles ces derniers mois.
Par Jalil Nouri












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