L’organisation de la Coupe du monde de football, prévue en juin et juillet aux États-Unis, pourrait bien s’annoncer comme la pire, et le plus grand fiasco, parmi toutes les éditions déjà organisées.
De nombreux Marocains en seront privés en raison des prix jugés excessifs. Et ils ne seront certainement pas les seuls parmi les ressortissants des pays en développement dont les équipes nationales participeront à cette édition 2026, annoncée comme la plus coûteuse de l’histoire. La FIFA, Fédération internationale de football, voit ainsi augmenter, jour après jour, le nombre de billets invendus, les annulations de réservations, ainsi que la colère grandissante des mécontents. Parallèlement, les consulats américains sont assaillis de demandes de remboursement des frais de visa, sans garantie pour les demandeurs de récupérer leur argent, la législation ne le permettant pas.
À l’approche du coup d’envoi, prévu le 11 juin, une flambée généralisée des prix s’est propagée à un rythme inquiétant. Des milliers de supporters ont ainsi été contraints de revoir leurs plans, voire de renoncer à se rendre aux États-Unis, tandis que les deux autres pays coorganisateurs, le Canada et le Mexique, semblent pour l’instant relativement épargnés, dans l’attente d’une éventuelle extension de cette hausse.
Les Marocains qui, au prix de lourds sacrifices, avaient entamé les démarches pour assister à l’événement, ont été stupéfaits de découvrir que les tarifs hôteliers ont parfois triplé, voire quadruplé. À cela s’ajoutent des coûts de transport et de restauration en forte hausse, sans oublier un marché noir des billets atteignant des niveaux inaccessibles pour la majorité.
Face à cette situation, les autorités américaines, les États fédérés, les pays participants, et même la FIFA, apparaissent démunis. Ce phénomène imprévu risque de priver les équipes d’une large partie de leurs supporters. Au Maroc comme ailleurs, l’heure est désormais au regret pour ceux qui avaient investi dans un rêve qui, pour beaucoup, restera hors de portée — du moins depuis les tribunes des stades américains.
Par Jalil Nouri



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