Tous les Marocains gardent encore en mémoire la vaste opération de cyberattaque ayant visé des ministères et des administrations stratégiques, traitée avec diligence et suivie d’un renforcement des dispositifs de sécurité informatique. Pourtant, il ne se passe désormais plus un seul jour sans que le Royaume ne prenne conscience qu’il est en passe de devenir une cible privilégiée en matière de cybercriminalité.
Le dernier épisode en date, bien que non reconnu officiellement par la partie qui « aurait » subi une intrusion dans son système informatique, concerne Al Barid Bank, au cœur de rumeurs persistantes évoquant une fuite de données, relayées notamment par ses clients. L’affaire est sérieuse et appelle à la plus grande prudence, tant elle touche à la sécurité et à la réputation d’une institution bancaire détenant une part importante de l’épargne nationale.
Selon plusieurs sources, des contenus liés à cette supposée fuite auraient été monnayés et échangés sur les réseaux sociaux, ce qui tendrait à accréditer la thèse d’une violation effective. Dès lors, une question s’impose : pourquoi la banque continue-t-elle de démentir ces informations et de se murer dans le silence ? Il s’agit pourtant de données financières sensibles, susceptibles d’avoir des conséquences lourdes, tant pour les clients que pour le fonctionnement interne de l’établissement, dont le slogan commercial demeure : « La banque pour tous les Marocains ».
Face à cette situation, les clients s’interrogent désormais sur le niveau de sécurité de cet établissement populaire, largement implanté sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les zones les plus reculées. Beaucoup redoutent de figurer parmi les victimes potentielles de cette cyberattaque, sans en maîtriser les mécanismes techniques. Bien que certaines sources évoquent une intrusion limitée, n’ayant pas atteint un seuil critique, la banque reste difficilement joignable, dans l’attente des résultats d’une enquête approfondie en cours.
Par Jalil Nouri












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