La pression judiciaire s’est encore accentuée autour de Jonathan Harroch, patron du groupe de salles de sport City Club, à l’occasion d’une nouvelle audience tenue devant la chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Casablanca. Au cœur des débats, des procès-verbaux de constatation et de retranscription de vidéos et de publications relayant de lourdes accusations visant le dirigeant, notamment des faits allégués de violences, de menaces, de non-paiement de salaires et de pratiques sexuelles imposées à certaines employées.
Selon les éléments présentés à l’audience, la juridiction présidée par le conseiller Ali Torchi a examiné le contenu d’un direct diffusé sur Instagram, dans lequel une influenceuse rapportait, sur la base de témoignages attribués à d’anciens utilisateurs et salariés, des accusations graves concernant le fonctionnement interne du groupe et le comportement supposé de son propriétaire. Plusieurs passages versés au dossier évoquent des pressions sur des employées, des salaires impayés ainsi que des agissements présentés par leurs auteurs comme abusifs et dégradants.
Face à ces éléments, Jonathan Harroch a rejeté les accusations portées contre lui. D’après les comptes rendus d’audience, il a nié les faits contenus dans ces témoignages et assuré que les déclarations diffusées à son sujet étaient mensongères. Interrogé également sur la réception d’images à caractère sexuel, il a affirmé qu’il recevait quotidiennement un très grand nombre de messages et que ces contenus lui étaient envoyés sans qu’il en fasse la demande, notamment via WhatsApp ou des applications de rencontre.
Dans ce dossier sensible, la justice semble vouloir approfondir méthodiquement chaque pièce produite, tant les accusations examinées sont sérieuses et potentiellement lourdes de conséquences. L’affaire dépasse désormais le simple cadre d’un contentieux individuel et projette sur la place publique le fonctionnement présumé d’un univers professionnel où se mêleraient, selon les témoignages versés, rapports de domination, précarité sociale et abus supposés d’autorité. Il ne s’agit toutefois, à ce stade, que d’allégations débattues devant la justice, aucune condamnation définitive n’ayant encore été prononcée sur ces faits précis.
La chambre criminelle de première instance a finalement décidé de reporter l’examen de l’affaire au 12 mai 2026, afin de permettre la convocation des témoins et des parties civiles. Ce nouveau renvoi laisse présager une prochaine séquence judiciaire déterminante dans un dossier déjà très suivi, où la confrontation entre les témoignages, les preuves audiovisuelles et la ligne de défense de l’accusé s’annonce décisive



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