Le nouveau passage du chef du gouvernement devant le Parlement, programmé pour répondre aux remarques des élus sur le bilan qu’il avait longuement présenté devant les deux Chambres, n’a pas été de tout repos.
Aziz Akhannouch a dû faire face à une avalanche de critiques virulentes visant l’ensemble des réalisations de son Exécutif, ainsi qu’à des accusations de l’opposition l’accusant d’avoir gonflé certains chiffres pour embellir le bilan de ses cinq années de mandat.
Avant de rejoindre la Chambre des conseillers, où l’atmosphère s’annonçait plus sereine, le chef du gouvernement a vécu l’une des séances les plus tendues de son quinquennat face à des élus particulièrement offensifs, parfois agressifs dans leurs interventions verbales. Une séquence qui ressemblait déjà à un avant-goût de la campagne électorale, avec des discours visiblement calibrés pour les échéances à venir.
Tentant de conserver son calme face aux interruptions répétées de ses contradicteurs, Aziz Akhannouch a essayé de répondre point par point, avec courtoisie et sang-froid. Mais ses explications ont été régulièrement interrompues, notamment lorsqu’il revenait sur les principaux axes de son bilan.
Ses détracteurs lui reprochent notamment d’avoir évité certains dossiers sensibles ayant marqué son mandat, notamment plusieurs polémiques, mais aussi des défaillances sur des questions sociales comme la crise des hôpitaux, ou encore des sujets économiques tels que la politique de subvention des éleveurs de bétail.
À l’approche de la fin de son mandat, Aziz Akhannouch traverse sans doute l’une des périodes les plus délicates de son passage à la tête de l’Exécutif. Ce passage parlementaire, auquel il ne pouvait se soustraire, restera comme l’un des exercices politiques les plus éprouvants de son mandat.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous