Le dossier des camps de Tindouf connaît un net regain d’attention sur la scène internationale, à la faveur d’une visite de terrain effectuée mardi par un responsable américain en charge des questions de réfugiés en Afrique du Nord. Selon Hespress, cette mission visait à évaluer les conditions de vie dans les camps ainsi que les difficultés humanitaires qui s’y aggravent, dans un contexte marqué par de nouvelles pressions diplomatiques à l’approche d’une échéance importante au Conseil de sécurité de l’ONU.
Au-delà du seul aspect humanitaire, plusieurs signaux laissent penser que l’approche américaine tend à évoluer. La question des camps ne serait plus abordée uniquement sous l’angle de l’assistance, mais également à travers ses dimensions politiques, sécuritaires et régionales. Ce glissement intervient alors que la résolution 2797, adoptée en octobre 2025, a renouvelé le mandat de la MINURSO pour un an et appelé à des discussions fondées sur le plan d’autonomie marocain comme base de négociation.
Dans ce climat, Yabiladi a affirmé que Washington aurait demandé à Alger le démantèlement des camps de Tindouf lors d’échanges entre Massad Boulos, conseiller spécial du président Donald Trump pour les affaires arabes et africaines, et le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf. Cette information, relayée comme une exclusivité par le média, n’a pas été confirmée officiellement par les autorités américaines.
À l’approche du prochain examen du mandat de la MINURSO, prévu fin avril au Conseil de sécurité, la séquence actuelle pourrait ainsi annoncer une nouvelle phase du dossier. Entre urgence humanitaire, enjeux de stabilité sahélienne et recherche d’une issue politique, les camps de Tindouf reviennent au cœur d’un débat diplomatique de plus en plus stratégique.












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