Le paiement électronique peine toujours à s’imposer chez les petits commerçants marocains. Malgré les appels à la digitalisation, de nombreux épiciers de proximité « Moul hanout », continuent de privilégier l’argent liquide.
Lors de l’ouverture du Forum national du commerce, Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, a expliqué cette résistance par un facteur principal : le coût des transactions électroniques. Selon lui, la marge bénéficiaire des petits détaillants sur les produits de base ne dépasse souvent pas 2 à 4 %. Or, les frais liés au paiement par carte peuvent absorber une part importante de ce gain, rendant l’opération peu attractive pour ces commerçants aux revenus déjà serrés.
Pour encourager leur adhésion, le ministre propose de réduire le coût du paiement électronique à 0,8 %, d’améliorer les marges sur les cartes de recharge téléphonique et d’assurer un transfert instantané des montants encaissés, au lieu des délais habituels de deux à trois jours.
Mais derrière l’argument officiel des commissions bancaires se cache un autre sujet, plus discret. Beaucoup de petits commerçants redoutent aussi la traçabilité totale de leurs recettes. Le paiement électronique rend chaque transaction visible, mesurable et vérifiable. Il peut donc exposer leur chiffre d’affaires réel et ouvrir la voie à une imposition fiscale plus importante.
Ce non-dit explique en partie la lenteur de la transition. Entre faibles marges, frais bancaires, peur du contrôle fiscal et attachement au cash, la digitalisation du commerce de proximité reste un chantier sensible. Pour réussir, elle devra rassurer autant qu’inciter.












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