De nouvelles vidéos compromettantes pour le régime algérien et sa milice aux ordres circulent sur les réseaux sociaux, montrant des éléments appartenant au Polisario directement impliqués dans des opérations de combat sur le territoire malien. Des images qui tombent au plus mauvais moment pour Alger, alors que le dossier du Sahara marocain est définitivement tranché sur la scène internationale, et que le Polisario se retrouve aujourd’hui réduit à l’état de groupe armé errant, cherchant dans les conflits du Sahel une raison d’exister que la diplomatie lui a définitivement refusée.
Les séquences montrent des combattants du Polisario prenant part à l’offensive terroriste coordonnée menée conjointement par le groupe Jama’a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin, affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad contre l’armée régulière malienne dans le nord du pays. Des analystes spécialistes de la région sont unanimes : une telle participation de miliciens du Polisario à des opérations armées transfrontalières ne saurait avoir lieu sans l’aval explicite et la coordination directe du régime d’Alger, qui héberge, finance et instrumentalise ce mouvement depuis des décennies dans les camps de Tindouf, au mépris du droit international et de la dignité des populations séquestrées dans ces camps.
Car c’est bien là le vrai visage du Polisario que ces images révèlent au grand jour : non pas un mouvement politique porteur d’un projet ou d’une légitimité quelconque, mais une milice à la solde d’Alger, dont l’unique utilité pour le régime algérien a toujours été de servir d’instrument de déstabilisation régionale. Un instrument qui, face à l’isolement diplomatique croissant du mouvement séparatiste et aux retraits d’avis successifs enregistrés à travers le monde, se reconvertit dans le terrorisme transnational faute d’avoir pu exister autrement.
Cette révélation intervient dans le contexte de l’attaque la plus meurtrière que le Mali ait connue depuis des années, une offensive d’une ampleur inédite qui a frappé simultanément la capitale Bamako et plusieurs villes du nord et du centre du pays, mettant à nu la fragilité des structures militaires de transition. Le ministre de la Défense malien Sadio Camara a été tué dans un attentat-suicide qui a ciblé sa résidence à Kati, tandis que le général Modibo Koné et d’autres hauts responsables militaires ont été blessés. Des informations font état du transfert du chef de la transition Assimi Goïta vers un lieu sécurisé sous protection des forces spéciales.
Pour la communauté internationale, ces images devraient sonner comme un avertissement grave. Le régime algérien, qui se présente volontiers comme un acteur de stabilité en Afrique, attise en réalité les braises de la violence à travers le Sahel en laissant ses supplétifs armés participer à des conflits dans des pays tiers. Une politique aventuriste qui expose Alger à des accusations sérieuses de soutien au terrorisme international, et qui devrait accélérer la prise de conscience mondiale sur le véritable rôle déstabilisateur que jouent l’Algérie et le Polisario dans une région déjà durement éprouvée.



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