La bataille pour accueillir la finale de la Coupe du monde 2030 prend de plus en plus des allures de compétition diplomatique entre les pays coorganisateurs. Alors que le Maroc, l’Espagne et le Portugal porteront ensemble cet événement planétaire, la question du stade qui abritera l’ultime affiche continue de faire monter la pression, particulièrement du côté espagnol.
Après les sorties répétées du président de la Fédération espagnole de football, Rafael Louzán, et de l’entraîneur de la Roja, Luis de la Fuente, tous deux favorables à une finale à Madrid, c’est désormais la ministre espagnole des Sports, Milagros Tolón, qui entre en scène. Devant le Sénat, ce mardi 28 avril, elle a clairement affiché l’ambition de son pays : si la décision dépendait du gouvernement espagnol, la finale aurait lieu en Espagne.
La ministre a également souligné que Madrid travaille déjà sur plusieurs volets essentiels : sécurité, cadre juridique, infrastructures, hébergement, mobilité, technologie et coordination avec la FIFA. Une manière d’afficher la préparation espagnole et de peser dans un dossier devenu hautement stratégique.
Mais face aux ambitions espagnoles, le Maroc dispose aussi d’arguments solides. Le futur Grand Stade Hassan II de Benslimane, près de Casablanca, avec une capacité annoncée de 115.000 places, s’impose progressivement comme un concurrent sérieux face au Santiago Bernabéu ou au Camp Nou. Sa dimension, son caractère inédit et sa symbolique africaine pourraient jouer en faveur du Royaume.
Accueillir la finale au Maroc serait un signal historique : jamais une finale de Coupe du monde n’a été organisée sur le sol africain. Cet élément pourrait renforcer les chances marocaines, surtout dans une édition présentée comme celle de trois continents et de trois cultures footballistiques.
La décision finale appartiendra toutefois à la FIFA. Mais une chose est sûre : entre Madrid et Casablanca, la bataille d’influence est déjà lancée.












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Pour memoire il y avait eu une finale en Afrique du Sud