Le tribunal de première instance de Marrakech a rendu, mardi, son verdict dans l’affaire impliquant le créateur de contenu Abdelilah, plus connu sur les réseaux sociaux sous le nom de « Moul Lhout », une décision judiciaire qui pourrait fortement compromettre son avenir numérique.
Poursuivi en état de liberté, l’influenceur a été condamné à une peine principale assortie d’une amende financière. Mais c’est surtout la sanction complémentaire prononcée par le tribunal qui retient l’attention : une interdiction totale d’exercer toute activité sur les réseaux sociaux, plateformes numériques et chaînes lui appartenant pendant une durée de cinq ans à compter de la date du jugement.
La décision prévoit également une astreinte financière journalière en cas de non-respect de cette interdiction, renforçant ainsi la portée dissuasive du verdict.
Par ailleurs, la juridiction a accordé des dommages et intérêts aux deux parties civiles impliquées dans cette affaire, à savoir Abdelkarim Zahrat et Taher Saadoun.
Selon les éléments retenus dans le dossier, le mis en cause faisait face à plusieurs accusations, notamment l’incitation à la discrimination et à la haine entre individus par voie électronique, l’enregistrement et la diffusion d’images de personnes dans des espaces privés sans leur consentement, ainsi que la diffusion d’allégations jugées mensongères dans le but de nuire à la vie privée et à la réputation d’autrui.
Cette affaire relance le débat sur les dérives de certains contenus diffusés sur les plateformes numériques et sur les limites juridiques de la liberté d’expression en ligne.












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