Après avoir défendu son bilan de cinq années devant le Parlement, le chef du gouvernement a pris le soin de s’adresser directement aux représentants de la presse nationale, en évitant toutefois d’inviter de nombreux titres, pour une séance que certains qualifieront de lissage.
Avant d’aborder le fond, Aziz Akhannouch a fait preuve de courtoisie envers les journalistes en leur proposant une visite de son bureau, plutôt exigu, et en leur offrant un ouvrage luxueux retraçant son passage à la primature ainsi que l’action de son équipe gouvernementale. En résumé, celui qui s’apprête à quitter son costume de chef du gouvernement affiche le sentiment assumé du devoir largement accompli, quoi qu’on en dise ici et là.
Il a également tenu à rappeler, à l’attention des plus sceptiques, qu’aucun autre gouvernement n’aurait pu, selon lui, atteindre de tels résultats dans un contexte marqué par trois grandes crises : la pandémie de Covid-19, le séisme d’Al Haouz et les répercussions de la guerre du Golfe. À l’en croire, le pays en serait sorti renforcé, avec des indicateurs globalement positifs.
Le chef du gouvernement a par ailleurs affirmé qu’il quittera ses fonctions dans quelques semaines avec la conviction que l’avenir s’annonce favorable, malgré l’ampleur des chantiers en cours. Il s’est voulu rassurant quant à la capacité du Maroc à demeurer résilient, fort de ses potentialités, face à d’éventuelles turbulences.
Enfin, il a conclu, non sans un large sourire, que le plus difficile est désormais derrière eux et que l’histoire retiendra l’engagement et les sacrifices de son équipe au service du pays. Reste à savoir si les Marocains partageront cette lecture, une réponse qui se dessinera sans doute dans les urnes lors des prochaines échéances de septembre prochain.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous