Lassés d’entendre parler de violence dans les stades, les amateurs marocains de beau football préfèrent désormais se concentrer sur l’état de forme des joueurs de leur équipe nationale.
À l’approche de la prochaine Coupe du monde de football 2026, l’inquiétude grandit. Après la blessure toute récente de leur idole, Achraf Hakimi, la crainte est de voir d’autres cadres de la sélection subir le même sort en raison d’une saison particulièrement chargée. Alors que les différents championnats arrivent à leur terme, le risque de blessures reste omniprésent, conséquence directe de la multiplication excessive des matchs. Une cadence infernale qui use les organismes, fragilise les muscles et expose les joueurs à des blessures parfois graves, notamment au niveau des jambes, dans un contexte de plus en plus exigeant physiquement.
Le cas d’Achraf Hakimi, capitaine des Lions de l’Atlas et du Paris Saint-Germain, est à ce titre emblématique. Son enchaînement de compétitions au cours des douze derniers mois n’a laissé que peu de place à la récupération, le rendant vulnérable à des rechutes après une première alerte dont il ne s’est pas totalement remis. Le cas de son coéquipier, le défenseur Nayef Aguerd, également contraint de déclarer forfait pour le Mondial pour des raisons similaires, illustre parfaitement cette problématique. Une absence de taille pour le onze national, qui devra composer sans l’un de ses piliers.
Conscient des risques à venir dans les prochains jours, avant de réunir son groupe pour le stage de préparation prévu à la fin du mois, le sélectionneur national Tarik Sektioui suit de très près l’état physique des joueurs susceptibles d’être convoqués. Il accorde une attention particulière à leur condition physique, avant même d’évaluer leurs dernières performances en club. L’objectif étant d’éviter des choix contraints par les blessures et de préserver un effectif compétitif, capable de répondre aux ambitions affichées par les Lions de l’Atlas, déterminés à aller le plus loin possible.
Par Jalil Nouri



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