À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la FIFA tente de désamorcer un dossier sensible. La fédération internationale a invité la Fédération iranienne de football à se rendre à son siège de Zurich d’ici le 20 mai, afin d’évoquer les conditions pratiques de la participation de la “Team Melli” au tournoi.
Cette invitation intervient dans un contexte diplomatique tendu. Malgré les interrogations liées au conflit au Moyen-Orient et aux difficultés d’accès au territoire nord-américain, Gianni Infantino a réaffirmé que l’Iran disputerait bien ses matchs comme prévu aux États-Unis. Le président de la FIFA avait également obtenu un signal politique de Donald Trump, qui s’est dit prêt à s’en remettre à cette position.
Le malaise reste toutefois réel. La délégation iranienne avait annulé sa participation au Congrès de la FIFA à Vancouver, après des incidents liés aux contrôles d’immigration au Canada. Le cas du président de la fédération iranienne, Mehdi Taj, ancien membre des Gardiens de la révolution, complique encore davantage la situation, ces derniers étant classés comme organisation terroriste par Ottawa.
Sur le plan sportif, l’Iran figure dans le groupe G avec la Nouvelle-Zélande, la Belgique et l’Égypte. Son entrée en lice est prévue le 15 juin à Los Angeles face aux Néo-Zélandais, avant un deuxième match contre la Belgique le 21 juin, toujours à Los Angeles, puis une rencontre face à l’Égypte le 26 juin à Seattle.
Pour la FIFA, l’enjeu est clair : éviter qu’un dossier politique explosif ne perturbe l’organisation d’un Mondial déjà très surveillé. Pour l’Iran, cette réunion à Zurich pourrait être décisive afin d’obtenir des garanties logistiques, administratives et sécuritaires avant son arrivée en Amérique du Nord.











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