Le Chili fait face en 2026 à une recrudescence préoccupante du Hantavirus, avec un taux de mortalité nettement plus élevé que l’année précédente, tandis qu’une enquête internationale se poursuit autour d’un navire de croisière ayant enregistré plusieurs cas et décès liés au virus.
Selon les données du ministère de la Santé chilien, relayées par l’agence EFE, 39 cas confirmés ont été recensés depuis le début de l’année, dont 13 mortels, portant le taux de létalité à environ 33%, contre 18% en 2025 où le pays avait enregistré 44 cas et 8 décès. Les cas se répartissent sur 9 des 16 régions du pays, dont la capitale Santiago, ainsi que les régions d’O’Higgins, Maule, Biobío, La Araucanía, Los Ríos, Los Lagos et Aysén.
Ces chiffres coïncident avec le suivi international d’un foyer épidémique lié au navire touristique néerlandais MV Hondius, parti d’Ushuaia en Argentine le 1er avril. L’Organisation mondiale de la santé a signalé le 4 mai 7 cas confirmés ou suspects à bord, dont 3 décès. Plusieurs pays continuent de surveiller passagers et contacts en raison de la durée d’incubation du virus, qui peut atteindre plusieurs semaines. Les autorités chiliennes ont précisé qu’aucun élément ne prouve à ce stade que les cas liés au navire soient passés par leur territoire, les hypothèses privilégiées pointant vers une contamination survenue avant l’embarquement, en Argentine.
Le Hantavirus est un virus transmis principalement par les rongeurs sauvages, notamment via l’inhalation de particules contaminées par leurs excréments, urines ou salive. Il n’existe à ce jour aucun vaccin ni traitement antiviral spécifique approuvé contre ce pathogène, ce qui fait de la détection précoce le principal levier pour améliorer les chances de survie. Au Chili et en Argentine, c’est la souche dite « des Andes » qui circule, une variante particulièrement redoutée car elle est l’une des rares capables d’une transmission interhumaine limitée dans des conditions de contact rapproché. Le virus provoque dans ses formes graves un syndrome pulmonaire sévère pouvant évoluer rapidement vers une insuffisance respiratoire aiguë.
Face à cette situation, le ministère de la Santé chilien appelle la population à consulter sans délai un médecin en cas de fièvre soudaine, de douleurs musculaires ou de difficultés respiratoires, soulignant que la rapidité du diagnostic et de la prise en charge médicale peut être déterminante pour réduire le risque de décès.












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