Les formations politiques sont depuis quelques jours, et sans exception, semblent avoir été touchées, quatre mois à l’avance, par une fièvre croissante à l’approche des élections.
Leurs états-majors multiplient les réunions quasi quotidiennement avec deux points seulement à l’ordre du jour : le choix des candidats et la couverture des centaines de circonscriptions dans la mesure du possible avec les moyens mis à disposition.
Intimement liés, ces deux points font l’objet, dans les sièges des partis et les bureaux régionaux, de discussions parfois très animées se prolongeant jusque tard dans la nuit, sous la supervision des coordonnateurs avant le feu vert final du secrétaire général, qui reste le seul arbitre des décisions finales avec une extrême prudence dans les choix, en prenant le soin d’éviter des désignations hasardeuses et regrettables.
Pour ces élections législatives 2026 du mois de septembre, toutes les formations semblent s’être passé le mot dans les désignations, avec une priorité aux nouveaux visages et aux célébrités, dans l’espoir de dénicher des candidats rassembleurs bien connus sur le plan national et régional, médiatisés et surtout correspondant à la ligne politique suivie par les formations. Le clientélisme et le copinage n’étant jamais loin en pareille occasion, les scandales et les crises profondes en résultant font trembler les murs des sièges de formations habituées aux dérives démocratiques et au clanisme.
Le ton et le top départ semblent avoir été donnés comme prévu prématurément, alors que la campagne électorale est encore loin de démarrer, et certains de ces partis vivent déjà au rythme des scissions face au mécontentement des candidatures qui resteront sans recours réels pour être repêchées ailleurs tant les places sont chères.
Par Jalil Nouri












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