Ils seront nombreux à se présenter, pour la première fois en si grand nombre, à des élections législatives dans l’espoir de devenir parlementaires lors de la prochaine rentrée.
Grâce au soutien financier de l’Etat pour les candidats de moins de 35 ans, la plus grande partie d’entre eux sont soit des novices en politique, soit des déçus de formations leur ayant fermé les portes d’une candidature précédente pour les en éloigner. Chacun de ces jeunes a sa propre histoire et une expérience de l’associatif généralement.
Chacun a son programme car tous les concernés se présenteront à titre d’indépendants et tous n’ont jamais mis les pieds au Parlement ni la moindre idée de son fonctionnement, bien que le ministère de l’Intérieur et des associations aient tenté d’y remédier en organisant des séminaires dans les régions pour combler ce déficit. Ils ont en commun pour la plupart de travailler en premier lieu et de se concentrer sur les questions locales et régionales plutôt que nationales, laissées aux partis plus rodés à l’exercice de l’examen des plans de développement et des budgets sectoriels.
Mais l’ardeur de la préparation ne manque pas en tout cas, bien qu’avec les moyens du bord, car la subvention ne viendra qu’à posteriori et qu’il a fallu recourir aux collectes d’argent auprès des membres de la famille, du voisinage et de donateurs intéressés. Des témoignages dans plusieurs villes et régions tendent à montrer que l’engouement de ces jeunes est total au point que certains, croyant en leurs chances d’obtenir le Graal par la force de leurs convictions personnelles, ont décidé de quitter tantôt leurs études supérieures ou de les geler, tantôt de démissionner de leurs emplois mal rétribués et aléatoires les ayant poussés à tenter l’aventure.
Une certitude en tout cas, tous ne pensent qu’à réussir pour porter la voix des jeunes au Parlement, d’en être les ambassadeurs et l’interface avec les pouvoirs publics ainsi que pour apporter des solutions aux problèmes des jeunes réclamées par les manifestations de la Gen Z qu’ils estiment ne pas avoir été entendues comme promis.
Ils mèneront cette mission promise aux jeunes électeurs, dans cette même enceinte qu’ils rejoindront pour certains, afin d’exprimer ces attentes en parlant devant un micro ou dans une commission en s’adressant à un ministre. Ce sera déjà un pas de fait dans leur nouvelle vie qui ne sera pas toujours rose face à des partis hostiles.
Par Jalil Nouri











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