Le nouveau binôme appelé à présider aux destinées de la CGEM, la confédération patronale, Mehdi Tazi et Mohammed Bachiri, n’a pas tardé à présenter son programme, alors que leur élection semble déjà acquise faute d’autres candidats.
Les deux hommes apparaissent comme un véritable tandem, le premier en qualité de président et le second en tant que vice-président, réunis sous le même slogan : « Des résultats et de l’impact ». En présentant leur feuille de route, les deux prétendants à la tête du patronat marocain ont d’abord tenu à souligner que leur mandat débutera dans un contexte international marqué par une crise à multiples dimensions au Moyen-Orient, susceptible d’avoir de lourdes répercussions économiques.
Loin de se cacher derrière cette conjoncture difficile, ils affirment au contraire vouloir redoubler d’efforts afin de mettre rapidement en œuvre leur plateforme. Celle-ci a été élaborée après consultation du plus grand nombre d’adhérents, à travers des tournées régionales et une synthèse des attentes exprimées dans le cadre d’un large brainstorming participatif.
Les grandes lignes de ce programme s’articulent notamment autour de la finalisation du Code du travail, de la réduction de certaines taxes et de la baisse du coût de l’électricité pour les entreprises. Dès son entrée en fonction, la nouvelle présidence entend également mettre l’accent sur la formation professionnelle ainsi que sur les conséquences économiques de la guerre actuelle.
Ces différents axes auront pour fil conducteur une culture du résultat visant à améliorer le climat des affaires, renforcer la souveraineté productive avec un objectif de 70 % d’intégration, encourager l’innovation et consolider le rayonnement international des entreprises marocaines. Le programme prévoit également d’accompagner l’essor de l’intelligence artificielle au sein des sociétés nationales, appelées plus que jamais à accélérer leur transformation.
Ambitieux et dense, ce programme a déjà suscité de nombreuses réactions positives pour ses orientations novatrices, perçues comme capables d’insuffler un nouveau souffle au patronat marocain et d’apporter un vent de fraîcheur à la CGEM.
Par Jalil Nouri












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