Bien que le phénomène de la triche aux épreuves du baccalauréat ait été, jusqu’il y a peu, jugé particulièrement inquiétant, il semble aujourd’hui que la tutelle ait remporté un premier round dans sa lutte contre ce fléau. Une bataille qui reste toutefois loin d’être terminée, les autorités assurant qu’elles continueront à suivre la situation de très près et à agir en conséquence.
Mais les auteurs de ces pratiques illégales n’ont pas encore dit leur dernier mot ni révélé toutes leurs techniques frauduleuses, souvent mises en œuvre avec la complicité de personnes installées dans des cafés à proximité des centres d’examen afin de communiquer avec les candidats. Ces méthodes deviennent chaque année plus sophistiquées, mais se heurtent désormais à de nouvelles mesures destinées à limiter ce phénomène.
Pour cette session 2026 du baccalauréat, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé fièrement devant le Parlement la mise en service de détecteurs de smartphones dans chaque salle d’examen. Ces appareils, strictement interdits, sont parfois dissimulés dans des parties intimes afin d’échapper aux contrôles classiques.
Désormais, tout candidat détecté en possession d’un appareil numérique sera immédiatement exclu du centre d’examen et éliminé des épreuves. Cette avancée technologique repose sur un dispositif conçu par des étudiants et chercheurs de l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerrir, déjà connus pour plusieurs innovations remarquées.
Cette technologie équipera les salles d’examen des 2.600 centres prévus à travers le Royaume. Les autorités espèrent ainsi dissuader un grand nombre de candidats tentés par la triche et resserrer davantage l’étau autour de ces pratiques jugées nuisibles à la crédibilité du diplôme et à l’égalité des chances entre les élèves.












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