La sortie d’une journaliste interdite de présenter le journal en portant le voile a créé un véritable malaise au sein de la deuxième chaîne relevant du pôle public.
La question, qui a trouvé des solutions dans les pays occidentaux et conservateurs, a du mal à être traitée de manière dépassionnée pour un problème qui n’en est pas un. Laisser un climat devenir ainsi délétère et empoisonné n’est viable ni pour l’image de la chaîne ni pour l’audiovisuel marocain en règle générale, car le règlement n’est pas codifié.
En vérité, chaque membre de ce pôle public a sa manière de voir, sans débat, par simple décision disciplinaire d’une direction, alors que le public est en droit de s’identifier à une présentatrice de journal voilée, comme le sont bon nombre de Marocaines dans leur vie de tous les jours. À la limite, ce débat n’a pas lieu d’être, car il s’agit d’un choix personnel.
Pourtant, cette tempête qui était dans un verre d’eau se retrouve aujourd’hui au cœur d’un débat public sur la liberté, très vite instrumentalisé par des courants religieux ayant de vieux comptes à régler avec cette chaîne à cause d’une programmation qu’ils trouvent inconvenante et contraire à leur seule morale.
Il serait intéressant de voir quelle serait la réaction du gendarme de l’audiovisuel, la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle, qui n’est pas intervenue dans ce débat pour le calmer, considérant, semble-t-il, qu’il s’agit d’une décision managériale interne qui doit trouver une solution en interne.
Par Jalil Nouri












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On dirait qu’on parle d’une chaîne française, pourtant c’est une chaîne publique marocaine financée par des marocains musulmans et marocaines qui elles aussi portent le voile ! Quel gâchis !