Nizar Baraka, leader du parti de l’Parti de l’Istiqlal, le dit et le répète à qui veut l’entendre lors de chacune de ses visites ministérielles dans les régions, dont il profite également pour organiser des meetings électoraux : sa formation sortira victorieuse du scrutin de septembre.
Il faut dire que le chef istiqlalien tient à récolter les fruits des projets menés par son ministère de l’Équipement et de l’Eau, en premier lieu les « autoroutes de l’eau », alors que le pays semblait perdre la bataille de cette ressource vitale et que plusieurs villes commençaient à se plaindre de sa raréfaction. Avec le retour des pluies en abondance et le remplissage presque miraculeux des barrages, le ministre a rapidement saisi cette bénédiction pour s’approprier, au nom de son parti, la victoire contre le stress hydrique grâce à sa politique gouvernementale.
À l’entendre haranguer les foules du monde rural, il ne fait guère de doute que la population devrait le remercier en glissant le bulletin de l’Istiqlal dans les urnes. Une théorie qui reste toutefois à prouver. Mais son optimisme débordant s’explique aussi par le fait que l’homme, doté d’une réelle stature politique, sait que les Marocains votent souvent davantage pour des réalisations concrètes que pour des programmes politiques alignés sur des prospectus.
Le dirigeant istiqlalien mise également sur de nouveaux visages capables de représenter avec succès l’Istiqlal dans les centres urbains, même si, jusqu’à présent, il ne semble guère espérer séduire l’électorat jeune, qui paraît déjà largement acquis aux candidats indépendants.
L’Istiqlal vainqueur ? Peu d’analystes s’aventurent aujourd’hui à le prédire. Mais en politique, il ne faut jamais jurer de rien.
Par Jalil Nouri












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