Depuis que l’administration américaine a commencé à pousser vers une solution définitive au conflit du Sahara opposant l’Algérie au Maroc, les visites de hauts responsables politiques américains pour des missions officielles se multiplient, tout comme celles de hauts gradés militaires américains, désormais presque ininterrompues.
Ce double ballet diplomatico-militaire souligne non seulement l’intensité accrue des échanges dans le cadre de la coopération bilatérale, mais également l’intérêt croissant de la classe politique américaine pour le Royaume, au moment où les deux pays célèbrent les 250 ans de leurs relations. Il met surtout en évidence le positionnement du Maroc par Washington comme un élément central de l’architecture du redimensionnement et du repositionnement de sa présence en Méditerranée et plus au sud, sur le flanc atlantique longeant le Royaume.
Les investissements dans les provinces sahariennes, une fois acté le plan d’autonomie, ainsi qu’une présence géostratégique plus proche de la région, apparaissent désormais, dans la vision trumpienne, comme des leviers indispensables pour assurer la stabilité régionale en Afrique du Nord, exposée aux menaces terroristes sahéliennes, mais aussi pour permettre une ouverture stratégique plus profonde vers le reste du continent africain. Le tout avec, comme point d’ancrage, un Maroc développé et sécurisé dans ses frontières après le désarmement définitif des séparatistes du Polisario, soutenus par le régime militaire algérien.
Tous ces éléments concordent à indiquer que les relations entre Washington et Rabat devraient s’inscrire, de plus en plus, dans une trajectoire ascendante et dense à travers ce chassé-croisé diplomatico-militaire, avec davantage d’élus américains arrivant à Rabat, où un nouvel ambassadeur des États-Unis se présente désormais comme le chargé de la mise en œuvre de la vision présidentielle américaine.
Par Jalil Nouri












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