Comme cela avait déjà été constaté lors de précédentes fêtes de l’Aïd Al-Adha, l’octroi d’un congé de cinq jours, du mercredi au dimanche, aux salariés des secteurs public et privé a été accompagné de perturbations dans plusieurs guichets automatiques bancaires à travers le Royaume.
Dans de nombreuses villes, les clients ont signalé une rupture de liquidités dans les GAB de différentes banques, sans distinction. Cette situation a provoqué de nombreux désagréments, d’autant que les retards dans le réapprovisionnement des distributeurs semblent devenir récurrents lors des longues périodes fériées.
Les établissements bancaires expliquent généralement ces dysfonctionnements par des contraintes techniques et logistiques, ainsi que par une hausse inhabituelle des retraits d’argent durant les fêtes et les week-ends prolongés. Les usagers n’ont alors souvent droit qu’à de brefs messages d’excuses les invitant à patienter jusqu’au retour à la normale.
Dans les faits, de nombreux clients devront attendre la reprise de l’activité bancaire, prévue lundi, pour accéder plus facilement aux liquidités dont ils ont besoin en cette période de dépenses importantes. Une situation qui alimente l’incompréhension et l’agacement d’une clientèle confrontée au même problème à chaque pont ou congé prolongé.
Les banques invoquent l’épuisement rapide des réserves de billets et les difficultés de mobilisation des équipes chargées du réapprovisionnement. Toutefois, ces explications peinent à convaincre une partie des clients, qui s’interrogent sur la capacité du système bancaire à anticiper des situations pourtant prévisibles.
À l’heure où certains pays s’orientent vers des moyens de paiement entièrement dématérialisés et réduisent progressivement le recours aux distributeurs automatiques, les clients marocains continuent de subir des pannes et des ruptures de liquidités qui remettent en question la qualité du service offert.
Par Jalil Nouri












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