C’est un retour qui ressemble moins à une renaissance qu’à un passage de témoin chargé de non-dits. Après plusieurs années d’absence, le grand rendez-vous de l’humour à Marrakech revient en 2026, mais sous une nouvelle identité : le Marrakech Comedy Festival. Programmé du 4 au 6 juin au Palais des Congrès, l’événement entend écrire une nouvelle page du rire francophone et arabophone au Maroc. Une page où le nom de Jamel Debbouze, pourtant fondateur historique du Marrakech du Rire, brille surtout par son absence.
Le symbole est fort. Pendant plus d’une décennie, Jamel Debbouze avait fait de Marrakech une capitale internationale de l’humour, réunissant stars confirmées, jeunes talents et grandes chaînes de télévision autour d’un concept devenu une véritable marque culturelle. Le Marrakech du Rire, c’était son empreinte, son réseau, son énergie et son lien affectif avec la ville ocre.
Mais en 2026, le décor change. Le nouveau festival est porté par Malik Bentalha, ancien du Jamel Comedy Club, longtemps présenté comme l’un des protégés de Jamel, et par Karim Debbouze, frère du comédien et acteur de l’ancienne aventure. Officiellement, il ne s’agit pas de remplacer Jamel, mais d’ouvrir une autre histoire. Dans les faits, difficile d’ignorer la charge symbolique d’un événement qui reprend l’esprit, le territoire et l’héritage d’un festival rendu célèbre par celui qui n’en est plus aujourd’hui le visage.
Cette situation nourrit forcément les commentaires. Car au-delà de la programmation, c’est une question de mémoire, de loyauté et de reconnaissance qui se pose. Peut-on relancer un rendez-vous aussi fortement associé à une personnalité sans provoquer un sentiment de dépossession ? Peut-on tourner une page sans froisser celui qui a écrit les premiers chapitres ?
Le Marrakech Comedy Festival aura sans doute ses atouts : une nouvelle génération d’humoristes, une ouverture vers plusieurs publics, une diffusion internationale annoncée et l’ambition de replacer Marrakech au centre de la scène comique. Mais il devra aussi composer avec une ombre immense : celle de Jamel Debbouze.
Car au Maroc comme ailleurs, le public n’oublie pas facilement les fondateurs. Et si le rire sera bien au programme en juin prochain, les coulisses, elles, risquent de faire parler autant que la scène.












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Jamal dabbouz c’est mort pour lui puisqu’il est du côté Français au mondial etc mais c’est toujours la famille dabbouz qui tiens l’affaire avec l’humoriste Ben talha fin d’histoire
Vous en faites tout un plat de l’absence de Jamal Debbouze. Il faut accepter le changement .